J’ai cherché les références au mot « ballerine » en été 2021.
Deux résultats ont attiré mon attention : le roman intitulé « Les ballerines » de Miřenka Čechová (danseuse et chorégraphe)
et le peintre Edgar Degas (1834 – 1917).
J’ai lu le roman de Čechová et j’ai analysé dans le détail les œuvres de Degas.
Il y a des gens dans ce monde qui connaissent les moindres détails de sa vie et de son œuvre (les conservateurs de musée).
Il y a des faits et des choses logiquement dérivées mais aussi des hypothèses.
On ne sait pas ce qui se passe dans la tête des autres.
Pour comprendre leurs idées, il faut se mettre sur la même longueur d’onde.
Pourtant, pour les comprendre complètement, il faut les vivre.
La danse est sans aucun doute un phénomène de la jeunesse.
Mais, dans la société, je la vois plutôt comme un élément de commerce.
C’est ce qu’on appelle le sommet de l’iceberg.
Le plus intéressant reste caché.
Les choses difficiles à saisir mais toujours présentes, comme les émotions et la beauté de la jeunesse,
l’immédiateté, l’exceptionnalité du moment vécu…
Certains jouent au golf, moi, je prends des photos. C’est ce qui me rend heureux.
Pour être précis, je prends en photo l’enseignement de la danse aux jeunes.
Il s’agit surtout d’élèves d’écoles primaires artistiques publiques.
En République tchèque, il y en a 538 mais elles ne proposent pas toutes des cours de danse.
Et, comme l’a dit Albert Einstein, seule une personne heureuse peut rendre une autre personne heureuse.
Et en même temps, il faut aussi rendre un petit service à la société, donner du feedback et donc un objectif aux adolescents.
Le fait de photographier de belles jeunes filles peut engendrer de l’incompréhension, de l’envie, du harcèlement et de la discrimination.
La façon dont nous voyons les choses est le reflet de nous-mêmes.
« Les choses les plus précieuses de la vie ne sont pas des objets. Ce sont des moments vécus. »
Karel Čapek

Josef Kuna, Kroměříž – République tchèque